Facebook Twitter Google + Flickr Netvibes Flux RSS

Dans une bastide fraîchement rénovée, pas très éloignée des tapis rouges du Palais, CréaCannes abrite quelques startups pleines d’ambition ! Lokazionel a rencontré Michel Thomazeau, Pdg de Cubical Drift, jeune société hébergée dans cette pépinière d’entreprise de la ville de Cannes.

Quelle est l’activité principale de Cubical Drift ?

«Depuis 2013, nous travaillons exclusivement au développement d’un jeu : Stellar OverLoad. Il devrait sortir en version complète d’ici un an. Mais vous pouvez déjà y jouer !

Ce jeu est un monde virtuel composé de blocs, de type Minecraft, dont les décors principaux sont différentes planètes cubiques. Les joueurs ont deux modes à leur disposition. L’un créatif où ils peuvent construire ce que bon leur semble. L’autre, est un jeu d’aventure, avec un scénario, une histoire, des personnages, des niveaux, des objets à trouver… La construction restera un élément du jeu et sera utile à la progression. Le jeu se joue en ligne en petites communautés coopératives de 1 à 5 joueurs, voire plus dans le futur en fonction de l’évolution des technologies et du développement.»

Pourquoi cette idée de blocs, de cubes ?

«Lorsque nous avons démarré notre projet, nous l’avons travaillé en blocs, nous étions fans de ce concept. Mais très vite nous les avons définis plus fins et prenant des formes plus variées par rapport aux jeux similaires existant. Créer des objets 3D de qualité en agrégeant des formes plus ou moins prédéfinies est un challenge artistique et technique génial ! D’ailleurs, notre directeur artistique se fait fort de relever le défi pour proposer des univers magnifiques à nos joueurs. Et avec plus de finesse, nos paysages, nos personnages, nos objets modélisés sont plus beaux que dans les autres univers en blocs.»

Stellar OverLoad restera exclusivement un jeu ?

«Pas forcément. Au-delà de l’aspect ludique, le jeu présente d’autres intérêts, pédagogiques notamment, comme nous pouvons le voir avec Minecraft. Ce type de plateforme peut aider à apprendre à créer, à travailler en équipe, mais aussi à s’initier à la géométrie par exemple. Dans le futur et dans le prolongement du jeu, nous envisageons d’éditer des livres sur Stellar OverLoad, des bandes dessinées, autour du scénario.»

En pratique, comment je joue à Stella Over Load ?

«Vous pouvez télécharger le jeu sur notre site Internet ou bientôt sur la plateforme Steam, et l’installer sur votre ordinateur. Ensuite, avec une connexion Internet, vous pouvez jouer. Nous ne proposons pas de serveurs, l’application fonctionne entre les ordinateurs des joueurs d’une même partie, comme beaucoup d’autres jeux en ligne (Civilization…). En ce qui concerne l’interactivité dans le jeu, vous disposerez bien sûr d’un « chat ». Côté voix, les joueurs ont l’habitude de passer par d’autres systèmes comme skype. Ensuite, vous pouvez partir à l’aventure ensemble ou rester en mode créatif pour créer votre propre monde.»

Quelle technologie utilisez-vous ?

«Le moteur de jeu que nous utilisons est Unreal Engine pour afficher les textures, pour faciliter le son. Mais ces moteurs ne sont pas faits pour afficher des cubes qui sont modifiables par le joueur lui-même. Dans Stellar OverLoad, les décors peuvent être modifiés par le joueur, ce qui n’est pas le cas dans la grande majorité des jeux vidéo. Pour résoudre cette problématique et pour assurer un bel affichage de l’horizon par exemple, nous développons des algorithmes et des logiciels de sous résolution permettant d’afficher des données massives. Notez qu’une tranche de cube de l’une de nos planètes comporte un milliard de blocs. »

Quel a été votre parcours ?

«A l’origine, nous sommes trois diplômés de Polytech Nice Sophia Antipolis (ex-ESSI) et nous avons travaillé plusieurs années dans l’informatique professionnelle. Nous avons planché sur cette application ludique par amusement, puis je m’y suis consacré à 100% car j’étais convaincu qu’il y avait là une opportunité, une place pour un tel jeu. Il a donc fallu trouver des financements, une recherche de fonds très compliquée. Nous sommes finalement passés par Kickstarter en mai 2013 et en quelques mois nous avons levé 300 000 dollars qui nous ont permis, entre autres, l’embauche d’un directeur artistique. A l’été 2014, notre projet a été accepté par les instances de CréaCannes et de 4 personnes, nous sommes passés à 10 salariés aujourd’hui. Nous bénéficions de l’éco système de cette pépinière qui nous décharge de certaines difficultés (locaux, administration…). Enfin, si nous avons déjà 16 000 joueurs, les ventes doivent décoller d’ici cet été, car nous serons très prochainement diffusés sur la plateforme Steam. Ce qui devrait nous permettre de lancer notre premier opus fin 2016, début 2017.»

NOUVEAU : Stellar OverLoad est maintenant sur Steam.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Make sure you enter all the required information, indicated by an asterisk (*). HTML code is not allowed.

Si des images de ma galerie FLICKR vous intéressent, contactez-moi.
Aller au haut